Trois erreurs fréquentes en musculation

Parce que la musculation n'a rien de magique, le coaching implique souvent d'avoir à changer les représentations des pratiquants pour optimiser les résultats. Ainsi, je vous livre trois erreurs très (trop) courantes!

Thu 19 June 2014
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Se tromper d'échauffement

Je parie que si je vous demandais comment s'échauffer, vous me répondriez d'aller faire un footing. Raté! Ici, nous faisons de la musculation! 

Lors de l'échauffement, les articulations se "lubrifient" (le liquide synovial se réchauffe, ce qui facilite les frottements des tendons). Pour qu'elles se "lubrifient", encore faut-il les mettre en action! Or je ne crois pas que vos épaules soient en capacité de soulever des charges conséquentes avec un footing en guise d'échauffement, voire des gesticulations aléatoires pour les meilleurs (vous vous souvenez de vos cours d'EPS?). 

En musculation, on s'échauffe avec des charges croissantes sur un enchaînement d'exercices visant à mettre en action chaque muscle et chaque articulation en passe d'être sollicitée. Rien à voir avec 10 minutes de footing! 

 Avoir une diététique déconnectée de ses besoins

Attendez d'une voiture d'être performante avec de l'essence de mauvaise qualité!

Partez du principe que votre corps est une machine : la performance (par extension, la prise de muscle et la perte de gras) passe par une alimentation à la fois de qualité mais aussi dans des proportions en rapport avec vos objectifs. 

Vos résultats seront d'autant plus importants que votre corps aura les nutriments qui lui sont nécessaires pour se transformer. Rien de magique, c'est de la biochimie!  

Plus que la génétique ou même la qualité de l'entraînement lui-même, la diététique est l'élément-clé qui va faire la différence entre de petits résultats et des résultats qui blufferont tout votre entourage!

Mal gérer sa récupération 

Sous-entraînement, sur-entraînement… de quoi parle-t-on? Lors de l'entraînement, vous stimulez votre organisme pour le forcer à se transformer dans le sens désiré. Si vous le faites trop peu souvent, il va se transformer… ponctuellement puis retrouver son état d'origine. Autrement dit, à chaque entraînement, vous repartez de zéro. Voilà qui n'est pas très efficace!

Si à l'inverse, vos entraînements sont trop intenses et trop fréquents, votre corps n'aura jamais le temps de se transformer et vous ne ferez qu'accumuler de la fatigue. La fréquence d'entraînement est fonction de votre niveau, de vos capacités de récupération (génétique, âge, alimentation, sommeil) et de votre intensité d'entraînement (un entraînement très intense nécessite plus de récupération).

Le bon repère pour savoir si la fréquence est bonne est d'observer une progression aux entraînements. Si vous arrivez à faire plus de répétitions ou à soulever plus lourd semaine après semaine, vous êtes sur la bonne voie!

À vous de jouer!