Volume d'entraînement : la récupération au cœur du débat?

De la série unique aux dix séries de dix répétitions (le fameux « 10x10 » de Cometti), la question du nombre de séries qui renvoi directement au volume d'entraînement est continuellement posée en musculation.

Fri 14 November 2014
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La question est de savoir quel volume d'entraînement est optimal pour prendre du muscle. Que l'on se place au niveau scientifique, via les recherches, ou au niveau expérimental, via le discours des coachs ou des athlètes, il ne semble pas se dégager de consensus net et précis. Cela n'est pas si étonnant et, selon moi, ce n'est pas prêt de se produire. Et pour cause : si le volume optimal dépend pour beaucoup de la qualité de la récupération, celle-ci varie constamment!


La récupération : cette variable sous-estimée


Pour qu'il y ait adaptation du corps au stimulus correspondant à l'entraînement (on parle de « surcompensation »), le corps a besoin de récupérer. Pour que la surcompensation soit optimale, le stimulus d'entraînement doit être en rapport avec les capacités de récupération du corps. Et ces capacités diffèrent non seulement d'un individu à l'autre, mais aussi au niveau de l'individu en lui-même.

 

En effet, l'état émotionnel et l'hygiène de vie à un moment T sont les deux éléments primordiaux de la récupération qui fluctuent le plus chez l'individu. Si vous avez eu une peine de cœur, votre récupération sera moins bonne et vous ne pourrez pas vous permettre le haut volume d'entraînement que vous « encaissiez » sans peine quelques semaines auparavant. Il en va de même si vous êtes en sèche ou en prise de masse, si vous êtes en vacances ou si vous faites des heures supplémentaires, si vous pouvez manger équilibré ou si vous sautez des repas, si vous avez une bonne qualité de sommeil ou non.

 

Vous avez de bons résultats avec un gros volume d'entraînement? Ce ne sera peut-être pas le cas dans quelques mois.

Vous avez de meilleurs résultats avec un faible volume d'entraînement? Peut-être que dans quelques mois, vous en aurez de meilleurs avec un plus gros volume!

Ce qui fonctionne à un moment T n'est pas immuable.

 

Beaucoup de culturistes disent s'entraîner "à l'instinct" et c'est peut-être cette remise en question "au feeling" du volume d'entraînement qui est responsable de leur réussite.

 

Pour ceux qui ne sont pas aussi expérimentés, des signes doivent vous alerter : fatigue chronique, manque de motivation, blessures, manque de progrès. Une aide extérieure objective, ayant compris cette problématique, est dans ce contexte un atout majeur pour une progression optimale.   

  

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Romain Moreau