La clé du succès : entretenir sa motivation

Votre pratique sportive est irrégulière? Je vous présente des pistes pour y remédier!

Mon 24 August 2015
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Si les inscriptions en salles explosent à la rentrée, celles-ci se désemplissent fortement dans les mois d'hiver. Les bonnes résolutions de la rentrée ne tiennent pas toujours très longtemps. Je vous propose d'analyser ce processus que vous avez peut-être déjà vécu, ou au moins observé !


J'ai gardé de mes études universitaires une définition de la motivation (dont l'origine m'a échappé) selon laquelle il s'agit d'un « ensemble de forces qui s'exercent sur un sujet et qui le pousse à agir ». J'aime beaucoup cette définition parce qu'elle sous-entend que nos actes sont poussés par une diversité de facteurs, un « ensemble » de forces. Il en ressort le côté « dynamique » de la motivation, cette dernière étant conditionnée par des forces qui changent de nature et d'intensité.


Voici un exemple concret. Admettons que vous débutiez la musculation pour trois raisons : améliorer votre santé, vous sentir mieux dans votre corps et pour plaire (miroir, mon beau miroir!). Imaginons maintenant que, quelques temps après le début de votre programme de musculation, votre vie change et vous vivez une histoire d'amour. Après quelques mois, installé-e dans votre routine amoureuse, le désir d'avoir un corps esthétique pour plaire s’érode (et puis, vous avez d'autres atouts pour plaire de toute façon !). Vous mettez fin à votre nouvelle activité sportive. Pourquoi? Parce que l' « ensemble des forces » qui vous poussaient à faire de la musculation n'est plus suffisant pour contre-balancer votre nouvelle motivation à rester faire des câlins à la maison.


Cependant, vous aviez au départ deux autres objectifs qui sont différents que celui de plaire. Ils existent toujours, eux. Mais malheureusement, seuls, ils ne sont plus suffisants pour vous « pousser à agir ». (« je suis motivé, mais pas assez », dirait-on).


Que faire, alors? C'est là que le coach a un rôle à jouer. Non pas a posteriori parce que, quand vous avez arrêté, c'est un peu tard… Mais au contraire, grâce à un travail en amont et à d'autres forces motivationnelles que vous n'imaginiez pas trouver en débutant la musculation, il réussira à ne jamais vous faire lâcher. Nous sommes loin du coach qui fait la morale mais plutôt dans le registre du coach psychologue qui aura su vous faire aimer ce sport. Ce faisant, il aura su préserver un haut degré de motivation, même si une des forces qui vous ont poussé à pratiquer au départ s'estompe.


Comment s'y prendre? Voici trois pistes.


Pour commencer, donnez du sens à ce que vous faites. Un programme ne devrait jamais être un simple enchaînement d’exercices, dont vous ne percevez pas l'intérêt. En vous expliquant les grandes lignes de la conception de votre programme, ainsi que les bénéfices de chaque exercice, votre intérêt pour la pratique en elle-même augmente et vous commencez à aimer ce que vous faites.


Ensuite, mettez-vous en projet! Un projet se définit par un constat, un but et des moyens pour y parvenir. Définissez vous-même ou avec votre coach des objectifs mesurables et atteignables. L'expérience du coach a ici une grande importance parce que si certains apprécieront des objectifs à long terme et s'y tiendront, d'autres pratiquants seront plus à l'aise sur des objectifs proches. Le coach est aussi un psychologue, on vous dit !


Enfin, prenez du plaisir lors de votre séance! Quelle meilleure motivation que de pratiquer dans un contexte plaisant?

Le choix de la salle de sport est ici stratégique. En tant que coach, loin des salles bondées et impersonnelles, j'accueille mes pratiquant-e-s dans une salle privée avec un service serviette et une bouteille d'eau (sourire en option, par contre – non je blague, et ça, c'est de série).


Pour finir, je voudrais apporter un message déculpabilisant à vos baisses de motivation. Peut-être ne preniez-vous pas la musculation par les bons bouts?